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LE REVEIL ACTUEL
Pour toute âme réellement convertie, le grand objet de la vie, c'est la connaissance de Dieu et des choses éternelles. Mais où trouvons-t-on, de nos jours, dans les églises en vogue, cet esprit de consécration à Dieu ?
Les convertis ne se débarrassent ni de leur orgueil ni de leur amour du monde.Ils ne sont pas plus disposés qu'avant leur conversion à renoncer à eux-mêmes,à se charger de la croix du Sauveur et suivre l'humble et doux Jésus. La puissance de la piété a presque disparu de plusieurs églises.
Les réveils modernes ou populaires font appels à l'imagination, à l'excitation des émotions: ils cherchent à satisfaire le goût du clinquant et de la nouveauté. Les chrétiens récrutés de cette manière sont peu désireux d'écouter les Ecritures: le temoignage des apôtres et des prophètes les laisse indifferents. Les services religieux qui n'ont rien de sensationnel ne les attirent pas. Les messages qui ne font appel qu'à la raison ne trouvent aucun écho dans leur âme. Les avertissemnts positifs de la Parole de Dieu qui concernent directement leurs intérêts éternels sont pour eux lettre morte. Ils font surtout appel au sentiment et on y trouve un mélange de vrai et de faux propre à induire en erreur.
Il n'est pas difficile, à la lumière de la Parole de Dieu, de déterminer la nature de ces mouvements. On peut être sûr que la bénédiction de Dieu n'est pas là où l'on néglige le témoignage des Ecritures et la séparation du monde. Si on applique cette règle de Jésus: "vous les reconnaîtrez à leurs fruits" (Matthieu 7:16), on pourra se convaincre que ces mouvements ne procèdent pas de l'Esprit de Dieu.
Non seulement la Parole de Dieu n'est plus au centre de tout mais ceci à comme conséquence le fait de ne pas voir la nature odieuse du péché, son étendue, sa culpabilité.
La tendance de la prédication dans ce réveil populaire à filtrer la justice de Dieu au travers de sa bienveillance, et d'abaisser celle-ci au niveau d'un sentiment au lieu de l'élever à la hauteur d'un principe. Ainsi l'Evangile perd sa valeur et son importance aux yeux des hommes, et, pour peu que l'on fasse un pas de plus, on n'hésitera pas à rejeter pratiquement la Parole de Dieu elle-même.
Malgré que maints réveils actuels présentent un contraste frappant avec les manifestations de la grâce divine qui accompagnaient autrefois les travaux des serviteurs de Dieu, il est vrai qu'ils font sensation. Bien des gens se disent convertis dans ces réveils et les églises enregistrent de nombreuses adhésions. Pouvons-nous réellement dire qu'il y ait eu une augmentation proportionnelle de véritable vies spirituelles quand ce feu ne tarde pas à s'éteindre et surtout laisse derrière lui des ténébres plus épaisses qu'auparavant ?
Partout où la Parole de Dieu a été fidélement annoncée, les resultats en ont attesté la divine origine.
L'Esprit de Dieu a acompagné ses seviteurs, revêtir leur parole de puissance et réveillé la conscience des pécheurs. La "Lumière qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme" a illuminé les replis les plus secrets de leur âme, et ce qui était caché dans les ténébres a été mis en pleine lumière. Un sentiment profond de leur culpabilité s'est emparé de leur esprit et de leur coeur. Ils ont été convaincus "en ce qui concerne le péché, la justice de Dieu les a saisis, et, terrifiés à la pensée de paraître devant celui qui sonde les coeurs, ils se sont écriés: qui nous délivrera ?" Aussi, quand la croix du calvaire, sacrifice infini consenti par Dieu lui-même pour sauver le pécheur, s'est présentée à leurs regards, ils ont compris que seuls les mérites de Jésus-Christ pouvaient expier leurs transgressions et les réconcileir avec Dieu. Humbles et croyants, ils ont accepté "l'agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde", et dont le sang leur a obtenu la "rémission".
Ces convertis-là produisaient des " fruits digne de la repentance"" en nouveauté de vie". Devenus de " nouvelles créatures" en Jésus-Christ, ils ne "marchaient" plus selon les "convoitises d'autrefois", mais suivaient par la foi l'empreinte des pas du Fils de Dieu, reproduisant son caractère et se " purifiant comme lui-même est pur". Ils aimaient désormais les choses qu'ils haissaient autrefois, et haissaient les choses qu'ils aimaient. L'orgueilleux, le prosomptueux, devenaient doux et humble de coeur. L'homme vain et altier se montrait sérieux et modeste. Le matérialiste devenait religieux, le buveur, sobre et le débauché, chaste. Les vaines coutumes du monde étaient abandonnés. Les convertis ne s'adonnaient pas " à la parure extériure, aux ornements d'or ou aux habits qu'on revêt", mais à la parure "intérieure et cachée dans le coeur, à la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible, qui est d'un grand prix devant Dieu". (1 Pierre 3:3,4). Aujourd'hui ces choses sont rares ou n'existe presque plus dans nos réveils populaires.
Ces réveils étaient caractérisaient par d'humbles et profonds examens de conscience. On y entendait des appels solennels adressés aux pécheurs par des hommes animés d'une compassion profonde envers les êtres pour lesquels Jésus a versé son sang. Des hommes et des femmes imploraient, par d'ardentes prières d'intercession, le salut de pécheurs.Ces réveil engendraient les âmes qui, loin de reculer devant le renoncement et le sacrifice, se réjouissaient d'être jugées dignes d'endurer l'opprobre pour l'amour de Jésus-Christ. On constatait une transformation dans la vie de ces nouveaux croyants.
Les milieux où ils vivaient bénéficiaient de leur influence. Ils "ressemblaient à Jésus-Christ" et "semaient pour l'Esprit", en vue de "recolter pour la vie éternelle."
Tel est le resultat de l'action de l'Esprit de Dieu. Là où il n'y a pas de réforme, il n'y a pas eu de véritable repentir. Si le pécheur rend le gage, restitue ce qu'il a dérobé, confesse ses péchés, et s'il aime le Seigneur et ses smblables, il peut avoir l'assurance d'être en paix avec Dieu. Tels étaient les resultats des anciens réveils. En les jugeant par leurs fruits, on pouvait dire qu'ils étaient bénis par Dieu pour le salut des individus et le rélèvement de l'humanité.
Malheureusement, maints réveils modernes présentent un contraste frappant avec les manifestations de la grâce divine qui accompagnaient autrefois les travaux des serviteurs de Dieu.
Malgré le déclin général de la foi et de la piété, il y a tout de même, dans ces églises, de vrais disciples du Sauveur. Avant que les jugements de Dieu fondent sur la terre, il y aura au sein de son peuple un réveil de la piété primitive tel qu'on n'en a pas vu depuis les jours des apôtres.
Dieu accordera à ses enfants l'Esprit et la puissance d'en haut. Alors, de nombreuses âmes sortiront des églises où l'amour du monde a supplanté l'amour de Dieu et de Sa Parole. Beaucoup de pasteurs et de fidèles accepteront joyeusement les vérités que Dieu a fait proclamer en ce temps-ci pour préparer un peuple en vue de l'enlevement de son Eglise.
Pour enrayer cette oeuvre, l'ennemi des âmes en suscite des contrefaçons donnant l'impression que la bénédiction de Dieu est répandues sur les églises qu'il égare. De grands réveils semblent se produire, et des multitudes attribuent au Seigneur des choses merveilleuses dues à un tout autre esprit. Déguisé sous le manteau de la religion, Satan tente d'étendre son influence sur le monde chrétein.
REVEILLONS-NOUS TOUS
"Nous sommes déjà demain et fin prêts pour hier."Je ne sais pas à quel auteur appartient cette phrase piquante mais, quand je l'ai lue, son message me frappa de sa grande clarté et pertinence. S'agirait-il vraiment de la maldie de l'Eglise aujourd'hui ? Son inefficacité quasi générale n'a pas besoin de démonstration, mais d'où provient-elle ? Sommes-nous simplement démodés ? Nous est-il possible d'y remédier en changeant seulement de "look", ou nos problèmes sont-ils beaucoup plus profonds ? Je pense pour la deuxième alternative. Le prophète Osée attribuait les problèmes de son époque à un manque de connaissance. L'ignorance de la vérité conduisait à une vie inefficace. Pis encore, l'ignorance de Dieu produisait une immoralité flagrante identique à celle dépeinte à la une de tout journal moderne. "Il n'y a point de vérité, point de miséricorde, point de connaissance de Dieu dans le pays. Il n'y a que parjures et mensonges, assassinants et adultères,...C'est pourquoi le pays sera dans le deuil"(Osée 4/1-2)
Les hommes, ignorants de la vérité et ayant de Dieu une connaissance limitée, ont peu d'espoir de voir s'installer la stabilité dans leur société. Le diagnostic d'Osée s'avèra exact pour son époque, et reste pour la nôtre.
Maisd combien de chrétiens connaissent-ils vraiment la signification de leur foi ? Combien d'entre eux peuvent-ils en expliquer la raison ? Combien voient-ils la vérité chrétienne comme un tout où les vérités individuelles s'intègrent ?
Le prophète poussa son diagnostic encore plus loin et plus profondement. Il ne blâme pas le peuple mais ses conducteurs. "Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce..."(Osée 4:6)Au lieu de d'instruire le peuple de Dieu, les sacrificateurs avaient rejeté la connaissance et oublié la loi de leur Dieu. L'absence d'enseignement de la part des serviteurs de Dieu entraînait une ignorance parmi le peuple.
A l'époque d'Osée, les sacrificateurs n'enseignaient plus car ils refusaient de connaître la loi de Dieu commme véritable source de la connaissance. Par conséquent, si aujourd'hui si la vérité spirituelle demeure peu comprise dans les églises où les prédicateurs se croient très intelligents pour prendre la parole de Dieu au mot et au sérieux, nous ne devons pas nous étonner. Toutefois, même dans les églises où l'on croit et accepte la parole de Dieu, les chrétiens souffre d"un manque d'instruction. Cette réalité représente une véritable tragédie. "La faim et la soif d"entendre les paroles de l'Eternel" décrites par Amos au chapitre 8:11-12 se trouvent accentuées seulement par l'acceuil chaleureux accordé à l'exception des Ecritures, là où elle se pratique.
Je parle comme prédicateur et pasteur. Pourquoi mes brébis meurent-elles de faim au sein de l'abondance ? Nous nous concentrons trop souvent de "bonnes pensées" au lieu de recourir à un enseignement régulier de la Parole de Dieu dans son ensemble. Nous prenons nos propres pensées et les plaquons sur l'Ecriture, au lieu de laisser celle-ci contrôler notre esprit.Nous nous servons du texte comme d'une plate forme de lancement en l'abandonnant dès le décollage pour ne jamais plus y revenir. Nous commençons alors à exprimer les pensées de notre propre coeur, même si elles ne trouvent aucun fondement dans le texte lui-même. Une exhortation sincère et quelques bonnes anecdotes ne peuvent se substituer à la puissance convaincante et à l'annonce de la Parole.
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